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Horaires d’ouverture élargis en supermarché, comment adapter vos courses pour moins dépenser

Chariot metallique rempli de legumes frais dans un rayon

Une demi-heure de plus le matin, et soudain toute l’organisation des courses peut bouger. Lidl a annoncé aux représentants du personnel, un mercredi 7 octobre, que l’ensemble de ses magasins en France ouvriraient désormais à 8 h au lieu de 8 h 30, et fermeraient à 20 h. Reste une question que tout le monde se pose : ces horaires d’ouverture élargis vous font-ils vraiment dépenser moins ?

La réponse tient en une nuance. Ouvrir plus tôt ne change pas les prix en rayon. Ce qui peut changer votre facture, c’est le moment où vous poussez le caddie et la façon dont vous préparez votre passage.

Quel jour et à quelle heure faire ses courses pour payer moins cher ?

Aucune enseigne ne publie de grille officielle des économies par créneau. Mais certaines tendances reviennent partout : moins d’affluence, rayons mieux garnis, et parfois des réductions sur les produits à date courte. Voici un repère à tester, puis à ajuster selon votre magasin.

Créneau Ce qu’on y gagne Ce qu’il faut surveiller
Matin tôt en semaine Peu d’affluence, rayons pleins, pain et viennoiseries frais Peu de remises sur les produits frais, pas encore de date courte
Milieu de semaine (mardi, mercredi) Heures creuses fréquentes, passage en caisse plus fluide Variable selon les jours de livraison de chaque magasin
Fin d’après-midi Possibles réductions sur les produits frais à date courte Choix réduit, début du pic de fréquentation après le travail
Samedi, vendredi soir Tout est en rayon Forte affluence, achats impulsifs plus fréquents

Idée reçue : « ouvrir plus tôt, c’est payer moins »

Chez Lidl, la direction parle de « gagner en clarté commerciale », pas de baisse de prix. L’enjeu est d’abord concurrentiel : s’aligner sur les autres enseignes de la grande distribution.

Lidl avance son ouverture à 8 h et ferme à 20 h : ce que ça change pour vous

Concrètement, l’ouverture à 8 h devient la règle dans tous les magasins, alors que le test tournait depuis quelques mois dans une poignée de points de vente de l’est de la France. La plupart des Lidl ouvraient déjà de 8 h à 12 h 15 le dimanche. La fermeture à 20 h s’applique à tous les supermarchés de l’enseigne dans l’Hexagone.

Côté personnel, la direction assure que cela ne change rien aux horaires des salariés, qui arrivent vers 6 heures. Le délégué UNSA Mohamed Sylla, lui, réclame des heures supplémentaires pour compenser la demi-heure : « Il y aura un gain de chiffre d’affaires supplémentaire, mais il ne faut pas que cela soit au détriment des salariés. »

Pour l’enseigne, le calcul est clair. Les tests ont été jugés concluants, avec un chiffre d’affaires estimé à 7 millions d’euros par matinée ouverte. Lidl vise aussi une clientèle plus familiale et plus âgée, qui aime faire ses courses tôt, et renforce son atout sur le pain et les viennoiseries.

Pour vous, cette demi-heure offre surtout un créneau calme, avant l’affluence de la mi-matinée. C’est idéal pour un passage rapide et ciblé, pas pour traquer les bonnes affaires sur les produits frais.

Adapter son créneau de courses à son profil : grosses courses ou dépannage

Caddie métallique devant rayon légumes, étiquettes de prix visibles

Les grosses courses gagnent à être faites en heures creuses, en semaine, quand vous avez le temps de comparer les prix au kilo et de lire les étiquettes. Sous la pression de la foule, on attrape ce qui est sous la main, souvent plus cher. Un passage tôt le matin, avec une liste de courses en main, réduit ce risque.

Les courses de dépannage, elles, se jouent en fin de journée. Pour une baguette, du lait ou un plat pour le soir, la fermeture à 20 h laisse de la marge sans vous pousser à remplir un chariot. Autant y aller avec un budget précis plutôt que de céder à la tentation devant un rayon de promotions.

Si vous alternez entre les deux, gardez un schéma simple : un grand passage planifié par semaine ou par quinzaine, et des petits passages limités à trois ou quatre articles.

Profiter des réductions de fin de journée sans tomber dans les pièges

On entend souvent que les magasins marquent des produits à date limite de consommation proche en fin de journée, autour de 16 h ou 17 h. Cette information repose surtout sur des témoignages d’employés, et la pratique varie d’un magasin à l’autre. Rien ne garantit donc une réduction à heure fixe : observez votre supermarché avant d’en faire une stratégie.

Pour que l’astuce serve vraiment votre budget courses, trois réflexes aident :

  • Achetez uniquement ce que vous mangerez dans les un à deux jours, ou ce que vous pouvez congeler tout de suite.
  • Comparez le prix au kilo après remise avec celui d’un produit non marqué, parfois moins cher.
  • Ne laissez pas une étiquette jaune transformer un repas prévu en panier supplémentaire.

Une remise sur un produit dont vous n’aviez pas besoin reste une dépense. C’est l’écueil principal du gaspillage alimentaire déguisé en bonne affaire, et le secteur s’en empare avec le premier Observatoire du gaspillage alimentaire.

Au-delà de l’horaire : liste, marques distributeur et anti-gaspi

Le créneau ne pèse pas autant que la préparation. Une planification des repas de quelques jours, même sommaire, évite les achats en double et les produits oubliés au fond du frigo. Écrivez votre liste dans l’ordre des rayons, vous gagnerez du temps et éviterez les détours inutiles.

La marque distributeur est l’autre levier le plus constant, à comparer selon les marques de distributeur par rayon. Dans le hard discount comme en grande surface classique, elle coûte souvent moins cher que les marques nationales, à qualité comparable sur de nombreux produits de base. Les fruits et légumes de saison jouent dans la même logique : plus abondants, ils sont souvent plus abordables.

Quant aux promotions, utilisez-les avec discernement. Une carte de fidélité ou un cashback peuvent rapporter un peu, mais seulement sur ce que vous achetiez déjà. Si les horaires de votre magasin ne collent pas à votre emploi du temps, le drive ou le petit commerce de proximité restent des alternatives. Ils limitent les achats impulsifs, puisque le panier est préparé à l’avance.

Tester son meilleur créneau en trois semaines

Chariot de courses rempli avec des produits frais

Plutôt que de croire une règle universelle, faites votre propre mesure. Pendant deux à trois semaines, changez de jour et d’heure à chaque passage : un matin à 8 h, un mardi en fin de journée, un samedi. Notez à chaque fois le jour, l’heure, le montant du ticket, le nombre d’articles non prévus et les remises obtenues.

Au bout de la période, comparez les tickets pour une liste de courses équivalente. Vous verrez si l’ouverture à 8 h, le milieu de semaine ou le soir vous fait dépenser moins. Le meilleur horaire n’est pas celui qui fait gagner du temps à l’enseigne, c’est celui où vous achetez ce que vous avez prévu, ni plus, ni moins.

Curieuse de nature, Marlène aime comprendre comment les petites habitudes (sommeil, alimentation, rythme de vie, organisation de la maison) influencent notre équilibre au jour le jour. Elle vérifie ce que disent vraiment les sources fiables, puis l'explique simplement pour que chacun puisse faire ses propres choix.

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